A lire et à dire

Notes de lecture sur les romans de la rentrée ou sur les hasards des livres. Littérature française, nordique brésilienne ou...

18 octobre 2009

Polis à Rouen

La librairie POLIS à Rouen continue de donner des rendez vous à part :
ce samedi présentation du Singapour Sling, cocktail douteux quant à sa composition, que l'on retrouve plusieurs fois dans les romans de Vasquez Montalban, selon plusieurs recettes dont Véronique nous a donné à goûter une version évidemment tendancieuse.
Cet exposé alimentaire (c'est la fête du ventre à Rouen quand même) a été suivi par une rétrospective du cinéma espagnol par Patrick Grée.On a eu droit à une rétrospective série B-isée puisque c'est le sujet de prédilection du conférencier. J'ai retenu Guillermo del Toro, Jesus Franco et ses égéries Soledad Miranda et Lena Romey, et Narciso Serrador (uruguayen), dont je me suis promis de regarder les Révoltés de l'an 2000, film de SF de 1976. On en reparle.
En attendant les rendez vous de POLIS sur leur site :
http://www.librairie-polis.com

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23 août 2009

The Gentle Tamer : ces dames de l'ouest

pioneerwomanTrouvé en discutant avec Mr Wolff, bouquiniste à Agen et passionné d' Amérique, cet ouvrage de Dee Brown, plus connu pour "enterre mon coeur à Wounded knee". Ces dames de l'ouest est un des trois livres traduits en français alors que cet auteur de roman traitant des indiens et de la vie dans l'ouest au dix neuvième siècle s'est avéré trés prolifique et documenté.

Je me suis régalé pendant la lecture de ces anecdotes, issues pour la plupart des journaux écrits par les pionnières (Dee Brown était bibliothécaire et a eu accès à de nombreux manuscrits) décrivant des femmes civilisatrice (les douces dompteuses du titre original), débarquant en Californie dans des villes de mineurs qui montraient un grand respect pour la gent féminine.
Mais aussi les artistes autant qu'aventurières comme Lola Montes ou Lotta Crabtree.lotta_crabtree

Mais aussi la première femme juge, Esther MacQuigg Morris, qui influa sur les députés du Wyoming pour en faire le premier état au monde où les femmes purent voter en 1869.

Mais aussi les émigrations des mormons qui traversèrent les plaines de l'Ouest en poussant des charrettes pour s'établir à Salt Lake City.

Etonnantes histoires de cet ouest en peuplement.

bouquiniste___AGENA Agen, un bouquiniste à l'ouest

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15 avril 2009

Madame Bovary sur le web

FiacreIl est maintenant possible avec Internet de rechercher in extenso dans le texte de Flaubert, disponible sur http://bovary.univ-rouen.fr/
La bibliothèque de Rouen qui détient le manuscrit en a numérisé les pages qui sont mises en regard de leur transcription. Ratures, reprises, suppressions sont accessibles au plus grand nombre. C'est un outil d'érudit mais c'est aussi un complément de lecture passionnant, aussi bien sur les procédés de Flaubert que sur la maturation de l'histoire.
Il manque le parcours en fiacre ou les déplacements de Charles mais on les trouve ailleurs, toujours sur le site de l'université : http://flaubert.univ-rouen.fr/bovary/atelier/cartes/rouen_plans/rouen_ensemble.htm

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17 mars 2009

Collation norvégienne

Staalesen___RouenC'est le titre de la soirée consacrée à Gunnar Staalesen, auteur entre autres de romans policiers, norvégien et néanmoins francophone, qui est venu rencontrer les lecteurs à Canteleu ce jeudi 19 mars à 19 heures.

Voir sur ce blog un article sur "la femme dans le frigo" : http://liredire.canalblog.com/archives/2007/04/index.html

Débat présenté par Michel Linden à la Médiathèque François Mitterrand et rencontre avec un auteur trés sympathique, affable et plein d'humour. GUNNAR_STAALESEN

 

Bien sûr c'est le Festival de Cinéma Nordique qui est l'occasion de la venue de Staalesen à Rouen. Une section du Festival est consacrée aux films tirés de ces romans. Sur le site du festival, une interview du monsieur pour en savoir plus.

 

Quant à la collation nordique ce titre parle de rapprochement normand/nordique : collation ça sonne bien normand, non?

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09 mars 2009

la glose de la glotte

Paru dans Libé vendredi dernier un article sur le français dans les langues étrangères de Marie Treps, Les Mots migrateurs , les tribulations du français en Europe.
On y trouve de quoi se débrouiller en hongrois qui est pourtant une langue ô combien hermétique, extrait :
"Le kujon (couillon) s’est aussi installé en Hongrie (où il signifie chaud lapin), en compagnie de mots comme bordely (maison de passe), treff (trèfle) ou karo (carreau). Aujourd’hui encore, les Hongrois utilisent zmafu (je m’en fous) et projekt (celui ou celle qu’on veut séduire). "
Mais sur un de ces sujets de conversation,  on peut dire qu'il manque "Kanapé", "rendez-vous" et "plafond" quoique comme le dit si bien la seule hongroise (d'adoption) que je connaisse, "je ne sais pas trop quoi faire de celui-ci....coller au sus-dit? ou signifiant "sommet"  ou "le plus haut"...à la rigueur..."

l'article de Libé : http://www.liberation.fr/livres/0101472924-a-propos-de-gl

Ah oui, ça peut servir : "je t'aime" => "szeretlek" et "bon voyage", =>" kellemes utazàst!"

Et question littérature? que peut on lire traduit en français qui vienne de la littérature hongroise contemporaine?

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05 février 2009

Best love Rosie de Nuala O'Faolain

"...Le long du chemin, les chèvres de NoNeed passaient la tête à travers la haie et se gavaient de mûres et de gratte-culs. N'y avait il pas, pour moi aussi, un fruit à cueillir quelque part? Quel intérêt y avait il à me lamenter sur des états que je ne retrouverais plus - la jeunesse, la passion, l'enthousiasme naïf, l'espoir insouciant? Ne pouvais-je accepter d'en conserver une partie, à défaut de la totalité? Ne pouvais-je imaginer un état de bien-être qui se passait de tout cela?"

N.0'F., quel drôle de nom, comment le prononce t'on à l'irlandaise? de retour chez elle après une vie, une carrière internationale, Rosie revient dans sa ville natale, Kilbride,retrouve ses amis de jeunesse qui n'ont en fait que si peu changé. Elle découvre Stoneytown, dans un hameau abandonné qu'on ne trouve même pas sur Google, dont elle fait sa retraite entourée d'animaux familiers et d'où elle finira par repartir elle même mais comme retrouvée.

Un livre que l'on est fâché d'avoir fini.

 

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04 janvier 2009

Yanick Lahens, la couleur de l'aube

haitiHaïti, ile de misère, deux sœurs Angélique et Joyeuse, attendent leur frère Fortuné. Il participait à une manifestation violente et les récits alternés des deux femmes vont faire renaitre l’histoire de cette famille ordinaire.
L’écriture émaillée de mots créoles et remplie de références sur Haïti donne envie de comprendre, d’en savoir plus sur cette ile déshéritée ou plutôt pillée par des générations de dictateurs et par une population dévoreuse d’arbre. 3% seulement de la surface de l’ile est encore boisée. Regardez Haïti et sa voisine Saint Domingue sur une vue satellite
et vous verrez la différence http://maps.google.fr/maps?hl=fr&tab=wl&q=haiti

La musique est présente dans le livre avec plusieurs citations de Djakout Mizik. djakout_mizik

Je vous renvoie au clip de ce groupe de Kompa, la musique populaire haïtienne, avec sa chanson « sa se biznis pam » : visite dans les rue de Port au Prince où s’ expriment à la fois la joie du rythme caraïbe et la difficulté de vivre même  « s’il n’y a pas de sot métier ».

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14 décembre 2008

ARMITIERE, Prix du public 2008

premiers ou seconds romans de la rentrée littéraire 2008, proposés par les libraires et offerts en pâture aux débat des lecteurs, dans l'ordre de mes préférences :

Bénédicte des Mazery, la vie tranchée : la censure pendant la guerre de 14-18
Yanick Lahens, la couleur de l'aube : Haïti dans sa misère et son exubérance
Philippe Honoré, l'obligation du sentiment : fulgurant, douloureux, magnifique
Fadela Hebbadj, l'arbre d'ébène : le monde hostile des blancs pour un enfant immigrant
Eugène Green, la reconstruction : fort, poignant
Delphine Bertholon, Twist : j'ai plus l'âge
Jean Mattern, les bains de Kiraly : on tourne en rond
Anne-Constance Vigier, la réconciliation : non

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La chorale des maîtres bouchers de Louise Erdrich

carte_du_Dakota_du_NordMaster Butchers Singing Club

Roman épique des plaines américaines, ce roman foisonne de thèmes qui touchent les hommes du XX° siècle. L’immigration, les guerres mondiales et l’affrontement des peuples, mais aussi des thèmes plus universels  comme la filiation, le secret, la mort, le souvenir.

Fidelis a fait la première guerre mondiale du côté allemand, il émigre aux USA et s’installe à Argus, petite ville du Dakota du Nord, plaines immenses, froides mais arides, pour commencer une vie américaine avec des enfants qui par les hasards de la vie feront à leur tour la deuxième guerre mondiale en s’affrontant.

Le hasard, encore lui, unit les deux vies de Fidelis et Delphine. Le roman tisse ainsi de fines relations entre les habitants d’Argus. Rien que de très banal mais bouleversant : on apprend en toutes fin qui est la mère de Delphine, Franz le fils ainé de Fidélis n’est pas vraiment son fils, des personnages secondaires s’avèrent essentiels au fil du récit…

Evidentes analogies avec le Dalva de Jim Harrisson, la présence de la culture indienne dans ce monde de petits blancs, évoquée au hasard des pages comme une influence furtive. Au détour d’une histoire, racontée par bribes par le vieil ivrogne incohérent, on tombe sur le massacre de Wounded Knee ; l’amant équilibriste de Delphine ne dit pas qu’il est indien mais se trouble quand on les moque…

Pourquoi la chorale ? En effet des liens sociaux trés forts se tissent à Argus à travers la musique, rencontre des cultures américaines et allemandes dans le choix des répertoires et la partage de la bière. La chorale n’a pas d’importance narrative, mais elle est là comme un fil qui relie les époques et les habitants. Elle est née de la tradition de la ville allemande dont Fidelis est originaire, et où le roman se termine en 1954, par un concert de réconciliation qui permet d’expurger toute la fureur et la noirceur des périodes passées.

La bio de Louise Erdrich

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17 octobre 2008

les auteurs français contemporains majeurs

Quels sont les auteurs majeurs français du moment? C'est la question posée par nos amis brésiliens, profs de lettres ou étudiants en littérature, en visite en France. Et c'est une trés bonne question. Comment répondre?
J'énumère en vrac (mais ce n'est pas ma liste, je vous assure).

Rappel de la règle du jeu, un avis négatif, on moinsse, un avis positif, on plusse. Etre dans la liste, c'est que l'auteur est fondamental pour un lecteur, mais s'il est barré c'est qu'il révulse un autre.

Et bien sûr, il en manque...

C'est idiot mais c'est comme ça, tout le monde n'est pas d'accord...

Annie Ernaux : ++--
Jean Echenoz,
Michel Houellebecq, +++
Erick Orsenna, ++

Alice Ferney,
Laurence Tardieu,
Bernard henry Lévy,
Michel Onfray, mais est ce un écrivain?
Michel Tournier, ++
Patrick Modiano, +
Michel del Castillo,
JMG Le Clézio, ++
Pierre Michon,
Emmanuel Carrère,
Milan Kundera qui écrit en français+
Daniel Pennac, ++
Michel Bézu,
Yann Queffelec, +
Dominique Fernandez,
Anne Gavalda,

Patrick Grainville,
Nancy Huston,
Philippe Solers, ++

Jean François Ruffin,
Françoise Mallet-Joris,
Gabriel Matzneff
Annie Saumont...
Pourquoi pas Philippe Delerm
ou Amélie Nothomb tant qu'on y est? (mais Amélie a des défenseurs, je la débarre et je la plusse...)

Mais est ce que Paulo Coelho est le meilleur écrivain lusophone du moment? Tous les brésiliens ne sont pas d'accord.
Alors qui sont les intrus de la liste? et qui ai je oublié?

sur la suggestion de al, j'ajoute :
Sylvie Germain,
EE Schmitt,
Pascal ou Alexandre Jardin,
Lydie Salvayre,
Richard Millet,
Pierre Jourde,
ME Nabe,
Antoine Volodine,
Percy Kemp,
Zagdanski,
Philippe Claudel,
Pierre Assouline, +
Eliette Abécasssis,
Yasmina Khadra,
Pierre Péju
Françoise Chandernaggor.

oh et puis tant qu'on y est, Marie Nimier?


http://www.alalettre.com/contemp/HFcontemp.htm

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