Ces deux auteurs étaient invités par le festival A l’ Est du Nouveau pour leur connaissance des pays d’Europe Centrale et Orientale, j'ai eu le grand plaisir d'organiser et d'animer deux rencontres à la librairie l' Armitière.

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La rencontre avec Dominique Fernandez le 3 mars a attiré environ 60 personnes. L’antériorité, la notoriété de Fernandez a attiré du monde. Les échanges ont porté sur 3 livres : La Perle et le Croissant, introuvable chez l’éditeur aujourd’hui malgré la grande qualité du livre, Transsibérien et On a sauvé le monde. Occasions pour l’auteur de parler de son amour sans conditions pour la Russie, sa pratique de la culture accessible à tous et très courante d

ans un pays que l’on décrit trop comme fermé et ignare. Même l’art officiel trouve grâce aux yeux de l’auteur, dont l’esthétisme et la grande culture ne font aucun doute.

L’enthousiasme et la fougue ont caractérisé le discours de ce jeune académicien de 87 ans.

Sa journée au festival le lendemain a confirmé sa curiosité et son sens critique. Et la visite de Rouen et de son Musée des Beaux Arts ont complété ce séjour.

 

Emmanuel Ruben Armitière

La rencontre avec Emmanuel Ruben le 10 mars a réuni 40 personnes environ. Pas moins de fougue pour décrire une relation ambivalente aux pays baltes et aux pays de l’ex yougoslavie. Etayé sur des séjours longs en Estonie et en Serbie, le point de vue d’Emmanuel Ruben est lucide mais là aussi empreint de curiosité. Sa formation de géographe donne à son livre La ligne des glaces une trame en prise directe avec les thématiques d’un festival A l’Est, abordant les traces des guerres, des exterminations, des peurs. On retrouve dans Jerusalem terrestre ce mélange d’un regard cartographique et d’une grande sensibilité.

Emmanuel Ruben a participé au festival en tant que membre du jury. La diversité des films, leur beauté formelle mais aussi l’intensité qu’ils présentaient l’ont enchanté. Pour lui Rouen était une découverte.

En ce qui me concerne, j’ai vraiment apprécié de pouvoir mener à bien ces rencontres : depuis l’émergence de l’idée de les inviter, l’acceptation immédiate des deux écrivains, les échanges préalables sur le sujet abordé (la relation à l’Est), les premiers échanges, le nombre de personnes assistant aux rencontres, leur attention, leurs questions, leur souhait d’échanger avec chacun des auteurs pendant la séance de signature. Cela s’est prolongé par les échanges autour des films.

L’accueil de l’Armitière a été parfait et j’ai apprécié la bienveillance des libraires alors que c’étaient les premières fois qu’elles me voyaient…à leur place.

Je regrette de ne pas avoir réussi à les entrainer au cinéma ni dans les soirées festives du festival, c’aurait été avec plaisir.

Un autre regret également, ne pas avoir pu présenter la sélection des livres A l’Est qu’avaient concocté les libraires, romans et BD qui auraient mérité d’être mis en avant en début de rencontre mais que nous pouvons encore présenter sur le site du festival, comme « la sélection des libraires d l’ Armitière de livres d’auteurs de l’ Est ».

 

Guy Foulquié