Antoine Mouton livre un roman trés particulier. Phrases à tiroir, remplies de subordonnées -de tirets- de digressions, d'explications qui nous éloignent du début de la phrase. "Didascalies d'un auteur mal intentionné". Des locutions snobinares : "thé mariage frères", tous éléments qui n'apportent rien au récit mais le rendent jouissif, drôle, une fois accepté le parti pris que cette forme est a matière du texte.

tout à coup elle lui parle "avec tendresse" en italique. Pour ce mot, pas d'explication, pas de digressions. Seues les italiques le qualifient. On reçoit ce "avec tendresse" avec soulagement, enfin de l'essentiel.

Ces textes pourraient servir d'exercices e français : réécrivez ce texte de façon plus lisible. Sans oublier aucune information, donc en aissant le moyen de glisser quelqeus digressions, sans tirets, en diminuant le nombre de virgules par, en aérant les pavés...

Le metteur en scène polonais écale et partage des oeufs durs. Ce qui prouve sa folie. Ou celle de l'auteur...

Bon mais le roman? Il s'agit d'un roman dans le texte, celui dont le MESP veut faire la mise en scène, sans avoir jamais été capable d'en lire plus de 20 pages. Ces pags il les relit sans cesse, mais elles changent de lecture en lecture. "Le roman était piégé".

Ecrire un roamn de 20 pages, répétées 20 fois avec des variantes, des oublis, des ajouts, des contresens et des enchainements à chaque fois qu'on atteint une page multiple de 20. Tout pour couler avec fluidité vers le piège.

Le polonais parle un trés bon français. Il sait qu'on ne peut employer le sibjonctif avec "après que...", mais le présent de l'indicatif.

Resaisissements, redites et corconolutions semblent ne délivrer que bien peu d'inforamtions. Répéter aux détours d'une phrase -dieu sait si elles sont longues- une idée déjà maintes fois abordée c'est, à tous coups, l'affiner, la préciser, la déformer, la mettre dans une autre perspective. Peut être quainsi il finit par en dire plus que les apparences le laissent croire.

Par exemple, les bancs sans dossiers devant les arbres sains...

Et puis digresser c'est peut être remetttre sur un chemin. Cette écriture force l'attention : mais où est le verbe? de qui parle 'ton? Comment finira la phrase? Les comportements sont absurdes et attachants (la résolution des disputes par le partage de l'oeuf dur).

Ce qu'on peut attendre du spectacle vivant, c'est que quelque chose meure. Cela nous renvoie à notre voyeurisme.

Piégé par la toute fin. J'ai oublié le traducteur tchèque. Voir page 33. L'amitié entre tchèques et polonais fa souffrir de cette fin.

Cette écriture remet en question notre souhait de lire de belles histoires émouvantes, confondantes, édifiantes, mais toutes faussées par le fait qu'elles sont écrites. L'écriture n'est pas la vie. S'en est la fixation, l'impression. Alors que l'histoire soit tordue, folle, incohérente, cela n'a plus vraiment d'importance. Ce qu'il faut c'est qu'elle nous attire, qu'elle nous intrigue, qu'elle nous donne envie d'y revenir.

Armitière 2015