Travesuras Vargas LlosaTours et détours de la vilaine fille, traduction d'Albert Bensoussan du roman en espagnol de Mario Vargas Llosa, Travesuras de la nina mala.

Le protagoniste (ressemblant forcément à l'auteur) est interprète, traducteur et les vicissitudes de sa relation épisodique avec la vilaine fille nous font voyager du Pérou à Paris, du swinging London à Tokyo.

Petit problème avec deux mots bizarrement traduits. Pour le reste, la traduction est trés agréable et adaptée.

"En vint-elle à m’aimer un peu ces deux années-là ? Elle ne me le dit jamais, bien sûr, cela aurait été une démonstration de faiblesse qu’elle ne m’aurait ni ne se serait pardonnée. Mais je crois qu’elle s’habitua à ma dévotion, à se sentir flattée par l’amour que je déversais sur elle à pleines mains, plus qu’elle n’aurait osé se l’avouer. Elle aimait que je la fasse jouir avec ma bouche et qu’ensuite, sitôt atteint l’orgasme, je la pénètre et « l’irrigue ». Et ensuite, que je lui dise, de toutes les façons possibles et de mille manières, que je l’aimais. « Quelles cucuteries tu vas me sortir aujourd’hui ? » me disait elle parfois en guise de bonjour."

 "Llegó a quererme un poco en aquellos dos años? Nunca me lo dijo, desde luego, eso habríasido una demostración de debilidad que no se hubiera, ni me hubiera, perdonado. Pero creo quellegó a acostumbrarse a mi devoción, a sentirse halagada por el amor que yo vertía sobre ella amanos llenas más de lo que se atrevía a confesarse a sí misma. Le gustaba que la hiciera gozar con mi boca, y que luego, apenas había alcanzado el orgasmo, la penetrara y «la irrigara». Y, también,que le dijera de todas las formas posibles y de mil maneras que la amaba. «¿Qué cursilerías me vas adecir hoy día?» era a veces su saludo."

Comment traduire ? Cursilerías devient cucuteries. Mais personne ne dit cucuteries en français. On dirait plutôt « arrête de dire des conneries », mais cela rendrait un ton vulgaire hors de propos. Je préfère garder cursilerias, intraduisible.

De même pour pichiruchi, traduit en pitchounet. La phonétique n’est pas une raison suffisante, on entend un mépris dans pichiruchi que pitchounet rend trop suave et enfantin.

"Tu a mí no me dejas plantada, pichiruchi —vibraba de indignación y tenía la voz descompuesta—. Tú, si tienes una cita conmigo..."

Conclusion? je garde les mots intraduisibles et je voudrais plus d'espagnol dans le texte. Ce principe devrait se produire plus souvent, plutôt que de trop franciser quand ça n'a pas d'intérêt.