A la librairie hier soir, un public d'adorateurs pour Muriel Barbery, lauréate du prix des lecteurs de l' Armitière avec "l'élégance du hérisson".
Sympathique forcément, contente, c'est normal, un prix du public ça parle au coeur.
Et puis gentille avec tout le monde, parlant beaucoup de son mari qui travaille avec des enfants précoces, (pas surdoués, c'est pas pareil), du Japon, du thé, bref de toutes façons de tout ce qu'il y a dans le bouquin et il y en a beaucoup.
Même une auto-dénonciation : si elle a ressemblé par le passé à quelqu'un dans le livre, c'est à Colombe la soeur pédante et ridicule qui passe je ne sais plus quelle thèse (tiens, comme Agnès Jaoui et ses chevaliers du lac de Paladru dans "On connait la chanson", vous voyez?).
Alors allez y, lisez le, ça vous fera du bien, mais n'oubliez pas "puisque rien ne dure" de Laurence Tardieu. C'est beaucoup plus profond, mais il aurait été trop douloureux d'échanger avec elle sur le sujet de son livre. Il est beaucoup trop intime pour une assemblée de 100 personnes, mêmes admiratifs.